Les chrétiens de la Syrie et le régime en pouvoir

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La Syrie et le régime en pouvoir

      La Syrie est une des pays du Proche Orient dont la population s’élève à des 20 millions d’habitants, gouvernés par le parti Baath depuis 1963, et par la famille El Assad depuis 1970. Il s’agit d’un régime totalitaire, dictatorial, qui consacre le centralisation du pouvoir entre les moins des membres d’une éthnie religieuse représentant environ 10%, des habitants du pays, qui sont les Alaouites. Ceci constitue un exemple claire de l’oligarchie.

Pour bien éxercer un contrôle stricte des affaires du pays, plusieurs appareils de sécurité ont été créés, jouissant de autorisations indéterminés, ces appareils tiennent concurrence entre eux pour jouir de la satisfaction du président.

Parmi ces appareils citons : la Sécurité de L’Etat, la Sécurité Politique, Le Service Général des Renseignements , les Renseignements Militaires, Les Renseignements des Forces aériennes ….

Le régime au pouvoir à imposé la loi d’urgence le long de 40 années ; cette loi facilite, et réglemente les violations des droits de l’homme et du citoyen, et elle est toujours en vigueur jusqu’à présent  bien qu’elle a été théoriquement annulée depuis des mois.

Il s’agit d’un régime militaire ne savant que la violence et les chantages comme moyen pour traiter avec autrui, peuple ou pays. Les dérnières années et décennies sont témoins d’innombrables violations quantitatives et qualitatives des droits élémentaires de l’homme: poursuite, violation de la vie privée, arrestations, torture systématiques, massacres à Palmyre, à Alep et à Hama.

La déclenchement de la révolution syrienne.

     Il y a presque un an, une importante masse du peuple syrien s’est révoltée en voyant l’exemple en Tunisie, en Egypte puis en Libye, brisant le barrière de la peur dans un pays qui fut surnomme « Le royaume du mutisme ». Sa révolte a trouvé une violente suppression qui a dépassé les limites. Une suppression qui est arrivée à bombarder les quartiers peuples par les chars, les mortiers et les missiles.

Le bilan des pertes s’est élevé jusqu’à présent à plus de 11,000 tués, des dizaines de milliers de blessés et un plus grand nombre de détenus.

Un des résultats néfastes de cette suppression, est qu’une partie importante de la révolution s’est transformée en lutte armée faiblement organisée, ce changement a eu lieu après des mois de révolte purement pacifique, et aussi il est apparait une fuite d’une tendance d’islamisme négatif, en particulier parmi les armés des rebelles, cette tendance a été le résultat de déceptions successives, à la suite de la persistance de la suppression, et l’incapacité de l’opposition politique nationale et les initiatives arabe et internationales, à mettre fin a ce qu’ils sont exposés.

L’attitude des chrétiens

     Selon les statistiques, le nombre des chrétiens en Syrie varie entre 5 et 10% repartes sur quelques églises, soit les orientales orthodoxes qui forment la majorité, ou les églises orientales catholiques, en plus des églises anglicanes et latines, en nombre beaucoup plus restreint.

Il parait clair que la majorité des chrétiens appuient le régime actuel en dépit de tout ce qui se passe sur le terrain.

En contre partie, une minorité chrétienne se range avec les révolutionnaires et  appuient  leurs demandes et leur lutte, surtout la pacifique.

Ceux qui a appuient le régime ont différentes motifs : certains souffrent de l’islamophobie, notamment l’Islam sunnite; d’autres plus jeune sont ceux qui ont vécu pendant la période de l’accession de Bachar El Assad au pouvoir, ceux-ci ont été influences par l’image qui leur a été dessiné pour ce président en tout  que jeune, moderne, ouvert, jouissent d’une éducation occidentale, et ayant une épouse belle et active. Ce groupe de partisans chrétiens du régime caractérise par son ignorance de l’histoire véritable de la Syrie, cette histoire lui a été présentée dans les écoles et les universités  conformément au programme d’éducation officiel de l’Etat, comme si l’histoire de la Syrie n’a commence qu’avec le parti Baath et la famille El Assad.

Nous trouvons également que quelques-uns appuient le régime parce qu’ils ont des liens et des intêrets matériels avec le pouvoir, cette catégorie est généralement parmi les hommes d’affaires détenteurs de capitaux.

Enfin, une partie de la catégorie moyenne ou grise, et qui groupe un nombre important d’intellectuels, annonce son impartialité vis-à-vis du conflit en cours, ceci, parce qu’ils trouvent difficile de justifier l’oppression exercée par le régime, tout en cachant leur appui pour diverses  raisons dont celles précitées.

Par contre, nous trouvons une minorité chrétienne appuyant la révolution, c’est-à-dire confrontant le régime; ceux-ci n’ont pas d’obligation politique systématique, ils sont un majorité des intellectuels, plusieurs sont des laïcs et certain ne cachent pas leur athéisme bien que socialement ils sont considérés comme chrétiens .

Les partisans du régime, y compris les chrétiens, ont exerce et exercent une guerre verbale, effective et sur les pages du Web, contre les opposants en général et les chrétiens en particulier, ceci arrive parfois à constituer une menace directe et personnelle des appuyant ; en plus, l’affaire a progressé et ces partisans civils ont joué le rôle de milice armée ou semi-armée pour mater les manifestations par la force. Selon certaines nouvelles les chrétiens possédant  des capitaux ont présenté une aide matérielle au régime et aux opérations d’oppression, tandis que les opposants chrétiens s’intéressent à appuyer la révolution sur le plan médiatique et opérationnel; ils contribuent également à assurer les aides et les dons humanitaires aux révolutionnaires et aux habitants des régions sinistrées. Ceci n’empêche leur participation aux manifestations, bien que l’étrange est que rien ne prouve la participation de chrétiens dans la lutte armée ou dans l’armée libre syrienne.

L’attitude du clergé

     L’attitude du clergé a transformé de la confusion et l’attend à l’appui solennel de la politique du régime, y compris la politique d’oppression contre l’opposition. Toujours nous relevons quelques positions, très limitées et modeste, annonçant le non-alignement et nient tout lien entre les chrétiens et un régime quelconque. Ceci signifie entre les lignes, une  presque  opposition des pratiques du régime El Assad. En fait, ces positons n’ont suscité aucune positivité.

Pour être juste, il faut dire que la majorité du clergé, institutionnel et individuel, est partisan acharné du régime. Cet appuy du à ce qu’ils estiment que le régime actuel les protégé de la majorité musulmane, et il assure les intérêts existentiels des chrétiens, ceci au moment ou l’attitude de l’Eglise doit reposer sur les principes morales de l’Evangile et non sur les intérêts. En fait les premiers chrétiens que se sont sacrifies dans le cadre de l’oppression religieuse lors des trois premiers siècles du christianisme, n’ont fait cela que par leur profonde foit, non pas pour leur propre intérêt.

Cet exagération dans l’appui du régime dictatorial, par le clergé et les chrétiens syriens, coïncide avec un phénomène intéressant: un extrémisme accure de la part des chrétiens sur la quasi-exclusion de la sectaire, et en répétant les récits historiques de bonnes relations avec les musulmans sous les slogans du type: «  nous et vous êtes un » …  Ce qui est étrange est que les chrétiens qui appuient leur concitoyens musulmans, luttent contre les opposants pour avoir peur qu’ils sont musulmans.

Le fait de mettre l’accent sur l’importance du rôle national des chrétiens dans l’histoire de la Syrie, d’une manière caricaturale, peut être justifie par l’existence d’une crise dans l’identité chrétienne et sa relation avec l’autre. Ceci porte atteinte aux chrétiens au lieu de leur donner profit :

Cette logique minimise l’importance des individus de cette minorité sur le plan humain et nous place en tant que chrétien dans la case « inhumain », cette logique est seulement applicable sur les choses et les animaux non pas sur les êtres humains.

En fait l’existence de l’homme justifie sa présence, et non pas son rôle qui justifie sa présence. C’est ainsi qu’est apparu les civilisation humaines et la morale. L’homme puise son importance ce de l’image de Dieu en lui, et toute violation des droits de l’homme constitue une atteinte a l’image du Seigneur.

Comme exemple sur les déclarations du Clergé chrétien, nous citons ce qu’un jeune prêtre a écrit sur sa page du Web, s’adressant au président Bachar El Assad en ce qui concerne son avis sur le projet de la nouvelle constitution qui, comme la constitution actuelle, empêche les chrétiens a se présenter a la candidature des présidentielles.

« M. le président le dr. Bachar El Assad, nous sommes a vos cotes dans cette crise critique que traverse actuellement notre chère Syrie qui saigne a cause des saboteurs , et malheureusement a cause de ses fils qui ont vendu leur patrie et leur conscience. M. Le président on ne réclame pas la présidence, on ne demande que votre grâce et votre affection fraternelle qui a toujours existe et devenue éternellement, nous vous exhortons M. Le président »

Les raisons de l’appui chrétien au régime

     Les détails de l’attitude des chrétiens syriens appuyant le régime dictatorial ne pouvant être étalés dans une rubrique dans une magazine, mais il suffit d’énumérer les points les plus importants après  avoir citer quelques uns plus haut.

L’Eglise Oriental, catholique et Orthodoxe souffre d’une ancienne crise, l’exode des chrétiens est toujours continue ; Cet exode a plusieurs raisons dont un malentendu chronique et réciproque avec les musulmans, du à une compréhension négative de l’Islam et à un problème dans le discours islamique envers les minorités en orient.

L’Eglise, par ses institutions n’a pas exerce un rôle avise et mur entre chrétiens et musulmans, à l’exception de quelques tentatives minimes.

Ceci a contribué à une série d’événements mineurs mais répétés qui se sont incarnes dans la mémoire chrétienne.

En même temps la question des relations islamo-chrétiennes n’ont jamais été révisées que sur le niveau des élites, qui sont enfermes sur soi et n’ont que peu d’influence sur la majorité.

Il est à noter que la Syrie n’a jamais été témoin d’une crise islamo-chrétienne depuis 1860, soit un siècle et demi, cette crise tragique a débuté au Liban entre druzes e chrétiens maronites, et s’est ensuite étendu a Damas entre sunnites et chrétiens. Alep a également  vécu  une crise similaire en 1850; le régime Othoman au pouvoir à ce moment était responsable de déclencher cette crise que n’a duré que quelques jours a Damas et a Alep.

L’Exode des chrétiens a coincidé avec une recul de leur niveau culturel, du au régime du parti Baath qui a effectué plusieurs mesures,  au milieu des années 60, comme la nationalisation et l’appropriation des terrains agricoles, des écoles privées, sous le slogan du socialisme.

Suite à la nationalisations, et aux autres mesures, des élites chrétiens ont quitté le pays vers l’étranger ébranlant ainsi l’existence chrétienne en Syrie. Ceux qui sont restés ont perdu leur rang culturel en raison des politiques de l’enseignement adoptées par le régime, visant a faire plonger les citoyens dans l’ignorance et mettre à l’écart les élites, ce qui facilite le rôle du régime à maitriser les messes.

L’Eglise n’a pas été à l’écart de ces tentatives, elle a été pourrie par les interventions  des forces de l’ordre de du service des renseignements. Petit à petit l’église a adopte l’exemple du régime dans le favoritisme et la corruption.

Parmi les justifications de l’appui acharne de l’église au pouvoir, ce qu’on intitule « le syndrome de Stockholm » qui pousse la victime à se sympathiser  avec le bourreau, et même à le protéger à le défendre.

Les chrétiens syriens ont également été impressionnés par leur confrère au Liban et en Egypte ce qui les ont amené à être contre tout changement politique, conformément au principe « la stabilité contre la liberté ».

Peu être, en raison du régime totalitaire en Syrie, on trouve que les chrétiens ne s’intéressent presque pas de ce qui se passe en général, et ne réagissent qu’avec ce qui les intéresse directement; au lieu d’œuvrer  pour une égalité de citoyenneté  qui les protège et leur donne fin de cause, ils ont préféré de se renfermer en ghetto sous le régime El Assad; dans leur ghetto les chrétiens essayent de préserver leur existence et leurs intérêts. Ceci les a poussé vers l’extrémisme, un extrémisme a été augmenté à cause de la situation actuelle en Syrie : faiblesse, incapacité et détresse dans les rangs de l’opposition syrienne, causé par l’absence de vie politique dans le pays depuis  plus d’un demi siècle.

Bref, les raisons de l’appui de la majorité chrétienne au pouvoir dictatorial en Syrie sont la peur profonde de « l’autre » musulman. Une peur Que les chrétiens eux-même ont crée en plus d’un racisme et d’un sentiment de supériorité remontant  à une époque ou les chrétiens possédaient une supériorité scientifique, civile et matérielle qui s’est anéantie au fil des jours, surtout au cours du régime El Baath, la supériorité s’est effacée et n’est restées que les illusions du passé.

Ajoutons à ces sentiment, l’état psychologique comme celui du syndrome de Stockholm.

Notons que les citoyens syriens âgés de 65 ans et moins n’ont su dans leur vie depuis l’âge de 16 ans que le parti Baath comme parti unique au pouvoir ; d’autant plus toutes les personnes ayant 58 ans et moins n’ont connu dans leur vie que la famille Assad dans le palais républicain.

Conclusion et Appel

     L’attitude des chrétiens syriens est regrettable, douloureux et contraire aux véritable et essence du Christianisme comme inscrite dans l’Evangile. Cette attitude reflète la décès que travérse l’existence chrétienne en Orient.

Apres une étude objective et rationnelle nous voyons  que le régime de Bachar El Assad tombera prochainement. Ca sera une question de temps, et en Syrie ceci signifie plus de sang, plus de victimes, et des conséquences néfastes pour les citoyens.

Aucun sage ne peut imaginer que les gouvernements qui succéderont après la chute du pouvoir Assad, seront idéals ou jouiront du consentement du peuple .

Ce ne sera qu’un premier pas sur la voie de la création d’un Etat démocratique moderne, et civil, respectant les droits de l’homme.

La prochaine étape témoignera une profonde secousse de l’Eglise. Une secousse, l’espérons bien, qui sera un début d’une renaissance chrétienne globale qui rendra  les chrétiens conscient de leur valeur, leur rôle, et la réalité de leur présent comme citoyens et non comme une communauté.

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L’auteur est un homme de religion… jeune chrétien syrien, il a écrit l’article sans signature de peur d’être persécuté.

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